Description

Mars 2020. La France se confine. Dans l’urgence d’une pandémie qui bouleverse tous les repères, David Deneufgermain, psychiatre, partage son temps entre son unité mobile qui sillonne une ville fantôme pour protéger les plus vulnérables, et les unités Covid où les malades meurent seuls. À partir du journal de bord qu’il tient alors, L’Adieu au visage interroge ce que la crise a fait à nos corps, à nos morts, à notre humanité même. Lorsque la toilette mortuaire et l’ultime rencontre avec le défunt sont interdites par décret, que reste-t-il de la dignité, de la mémoire, de la possibilité de dire adieu ?


Roman du réel en apnée, à la frontière de la littérature, de la sociologie et du témoignage, on y croise des soignants contraints d’improviser, des familles privées de rituels, des sans-abri abandonnés à la peur, mais aussi une résistance fragile : celle qui consiste à continuer de prendre soin, parfois contre la loi, pour préserver un reste d’humanité. Méditation bouleversante sur la place du visage comme ultime lien entre les vivants et les morts et hommage aux gestes minuscules qui empêchent la déshumanisation, L’Adieu au visage consigne tel un mémorandum tout ce qui fait de nous des êtres encore capables de regard, de respect et de présence.



Description

Depuis plus de dix ans, Marion Brunet publie des romans aux frontières du roman noir et du roman social. Elle s’intéresse tout particulièrement aux adolescents et aux réalités auxquelles ils et elles sont confronté·es aujourd’hui : montée des extrêmes, paupérisation, inégalités, violences, bouleversement climatique, ultracapitalisme. Ancienne éducatrice spécialisée, elle a su développer de livre en livre une langue nerveuse et percutante, au plus près du réel, portée par des personnages féminins puissants, indociles et profondément vivants.


Animée par les membres du club de lecture LékriDézados de la bibliothèque, formé·es à la modération par la journaliste Sylvie Fagnart, cette rencontre sera l’occasion d’échanger
avec Marion Brunet sur la place de la fiction aujourd’hui : sur ce qu’elle permet de dire du monde qui vient et sur l’usage qu’on peut en faire pour transformer l’angoisse en énergie,
reprendre un peu prise sur le réel et imaginer des possibles, même dans les situations les plus sombres.

Prochaine session