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Mars 2020. La France se confine. Dans l’urgence d’une pandémie qui bouleverse tous les repères, David Deneufgermain, psychiatre, partage son temps entre son unité mobile qui sillonne une ville fantôme pour protéger les plus vulnérables, et les unités Covid où les malades meurent seuls. À partir du journal de bord qu’il tient alors, L’Adieu au visage interroge ce que la crise a fait à nos corps, à nos morts, à notre humanité même. Lorsque la toilette mortuaire et l’ultime rencontre avec le défunt sont interdites par décret, que reste-t-il de la dignité, de la mémoire, de la possibilité de dire adieu ?


Roman du réel en apnée, à la frontière de la littérature, de la sociologie et du témoignage, on y croise des soignants contraints d’improviser, des familles privées de rituels, des sans-abri abandonnés à la peur, mais aussi une résistance fragile : celle qui consiste à continuer de prendre soin, parfois contre la loi, pour préserver un reste d’humanité. Méditation bouleversante sur la place du visage comme ultime lien entre les vivants et les morts et hommage aux gestes minuscules qui empêchent la déshumanisation, L’Adieu au visage consigne tel un mémorandum tout ce qui fait de nous des êtres encore capables de regard, de respect et de présence.



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Rencontre

En 2017, le quotidien La Croix invitait Nathacha Appanah à tenir une chronique hebdomadaire. Rassemblés en 2018 dans le volume Une année lumière, ces textes ouvraient un nouveau front dans son travail puisqu’elle allait continuer d’explorer ces territoires littéraires ne relevant pas de la fiction : en 2023 paraissait La mémoire délavée qui est une enquête autobiographique ; et en 2025 La nuit au cœur, dans lequel l’écrivaine enquête sur deux féminicides et sur un pan de sa propre histoire (une relation toxique remontant à l’époque où elle était encore mauricienne).Ces trois livres relevant des «écritures du réel », nous demanderons à Nathacha Appanah de nous éclairer sur ce développement de son œuvre. Et sur ce que cela pourrait modifier de son rapport à l’écriture.

Dans le cadre du festival de littérature contemporaine Hors limites

Prochaine session




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Depuis plus de dix ans, Marion Brunet publie des romans aux frontières du roman noir et du roman social. Elle s’intéresse tout particulièrement aux adolescents et aux réalités auxquelles ils et elles sont confronté·es aujourd’hui : montée des extrêmes, paupérisation, inégalités, violences, bouleversement climatique, ultracapitalisme. Ancienne éducatrice spécialisée, elle a su développer de livre en livre une langue nerveuse et percutante, au plus près du réel, portée par des personnages féminins puissants, indociles et profondément vivants.


Animée par les membres du club de lecture LékriDézados de la bibliothèque, formé·es à la modération par la journaliste Sylvie Fagnart, cette rencontre sera l’occasion d’échanger
avec Marion Brunet sur la place de la fiction aujourd’hui : sur ce qu’elle permet de dire du monde qui vient et sur l’usage qu’on peut en faire pour transformer l’angoisse en énergie,
reprendre un peu prise sur le réel et imaginer des possibles, même dans les situations les plus sombres.

Prochaine session